Les deux mots reviennent tout le temps côte à côte dans les fiches produit des logiciels de gestion de projet, au point de sembler interchangeables. Ils ne le sont pas : l'un organise ce qui doit se passer, l'autre documente ce qui s'est vraiment passé.
La planification, pour organiser ce qui doit venir
La planification de projet répond à la question « qu'est-ce qui doit se passer, et quand ? » : tâches et jalons datés, dépendances entre eux, charge par personne. C'est une projection, pas un constat.
Le suivi, pour documenter l'avancement réel
Le suivi de projet répond à la question « où en est-on aujourd'hui ? » : état de chaque tâche, tableau de bord par personne ou par échéance. C'est une photographie de l'état réel, mise à jour au fil de l'eau.
Pourquoi les deux se répondent
Un retard constaté par le suivi (une tâche qui n'a pas avancé) n'a de sens que s'il remonte à la planification, sinon personne ne voit qu'il faut décaler la suite. À l'inverse, une planification qui ne se confronte jamais à un suivi réel finit par ne plus correspondre à ce qui se passe dans l'équipe.
Un logiciel de gestion de projet complet couvre les deux, mais rien n'empêche de commencer par celui qui répond à votre urgence du moment, quitte à activer l'autre module ensuite auprès du même éditeur.
